7 janvier 2017 – Des horodateurs bientôt à la bibliothèque ?

Le problème des places en bibliothèque, et surtout des réservations de places pour d’autres personnes, revient de blocus en blocus. Pour y faire face, l’ULB envisage plusieurs solutions. Parmi celles-ci, l’installation d' »horodateurs ». Explications en vidéo !

Profitez en pour redécouvrir l’histoire des bibliothèques du Solbosch et revivre en images la construction de la bibliothèque des sciences humaines en 1994 !

1963-2013 – Evolution du cortège de Saint-Verhaegen

Au fil des années, le cortège de Saint-Verhaegen a fortement évolué. A travers cette petite vidéo rétrospective, nous vous proposons de découvrir certaines éditions en vidéo : 1963, 1985, 1988 et 2013. De quoi se rendre compte que, si certains éléments changent beaucoup, d’autres résistent au fil des années.

Pour en savoir plus sur l’histoire du cortège et de la Saint-Verhaegen en général, rendez-vous sur http://enbordeauxetbleu.blogspot.be

16 septembre 2016 – Séance de rentrée académique

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Le 16 septembre avait lieu la séance de rentrée académique. Sur le thème de Bruxelles, capital(e) étudiant(e), celle-ci marquait l’entrée en fonction du nouveau recteur, Yvon Englert.

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Premier discours du nouveau recteur de l’ULB

Plus de 800 invités étaient présents pour écouter les différents orateurs.

La séance a été clôturée par une descente aux flambants des différents cercles, sur l’air du Semeur, chant de l’université depuis plus de 120 ans.

A l’issue de la cérémonie, le traditionnel drink de rentrée a été offert aux convives par l’ULB et l’UAE.

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1923 – La Coupe Gordon-Bennett

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La Coupe Gorgon-Bennett est l’une des plus prestigieuses compétitions aéronautiques. Si le départ est, aujourd’hui encore, donné chaque année depuis des lieux différents partout dans le monde, c’est du Solbosch que sont partis les ballons entre 1923 et 1925.

 

Lors de la première édition étaient présent au départ le premier ministre belge de l’époque, monsieur Theunis, ainsi que le bourgmestre d’Ixelles, un certain Adolphe Buyl. Le public était quant à lui présent en masse. On comptait plus de 100.000 spectateurs.

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Il faut préciser qu’à cette époque, le campus ressemblait plus à une vaste plaine. Comme nous l’avons montré dans un article (cliquez ici), ce n’est qu’en 1923 que le premier bâtiment, le A, fut édifié. Quelques années plus tard, le A fut bâti à son tour. Il y avait donc, entre 1923 et 1925, de la place pour tous ces ballons.

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La photo ci-dessus montre l’emplacement actuel du bâtiment A. On peut d’ailleurs voir l’Avenue des Nations, actuelle Avenue Roosevelt.

Vidéo montrant le départ depuis le Solbosch

Cet évènement a marqué de nombreuses personnes, et, plusieurs décennies plus tard, l’ULB décidera d’organiser ses propres montgolfiades.

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Source images : La Dernière Heure, 24 septembre 1923

1994 – Construction de la nouvelle bibliothèque

En 1999, la RTBF consacrait un reportage à l’architecture de la bibliothèque des sciences humaines, dont nous vous racontions l’épopée dans un précédent article (cliquez ici).

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Nous avons, grâce à la SONUMA, retrouvé ce reportage et vous le proposons ici !

Plan du cinquième étage :

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Plan du deuxième étage, sous-terrain, à l’époque de l’ouverture de la bibliothèque:

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En bas à droite, le couloir menant vers le bâtiment A, anciennement l’unique bibliothèque. On remarque que la médiathèque, aujourd’hui située dans le bâtiment U, occupait une salle à l’époque. On observe également qu’un vestiaire existait sous l’escalier d’entrée.

L’occasion également de revenir, en photos, sur la construction du bâtiment :

Déménagement vers la nouvelle bibliothèque :

Finalement, à la rentrée, la nouvelle bibliothèque est inaugurée en présence de François Thys, rectrice de l’Université et de Hervé Hasquin, président du Conseil d’Administration.

1975 – Premier Festival de la Chanson Estudiantine

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L’affiche du premier Festival

Chaque année depuis 1975, le Cercle de Polytechnique organise, dans le Janson, le Festival de la chanson estudiantine.

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Au cours de cette soirée, de nombreuses équipes issues des cercles de l’université, mais également d’autres universités belges -parfois étrangères- s’affrontent à travers des chansons paillardes qu’elles ont elles-mêmes écrites.

S’il est relativement peu connu des non-baptisés, cet évènement incontournable du folklore estudiantin bruxellois, voire belge, est tout à fait accessible à tous.

Les trois dernières affiches en date

En plus du classement général, de nombreux autres prix sont décernés. Parmi ceux-ci, l’on peut citer notamment le prix de la chanson la plus cochonne, le prix de la chanson la plus engagée ou encore le prix du public.

En plus du concours, de nombreuses animations, telles que des ballets sur scène, des affonds généraux, etc. ont lieu au fil de la soirée.

Autant de bonnes raisons donc, pour ceux qui connaissent, de revenir lors des prochaines éditions, et pour les autres de découvrir enfin cet évènement !

Pour plus d’info, visitez le site du festival en cliquant ici.

1968 – Mai 68 à l’ULB

Pour cet article, nous reprenons intégralement le texte disponible sur la Digithèque de l’ULB.

« Le mouvement de contestation en mai 1968 est né des conséquences croisées de facteurs tout à fait généraux et internationaux et de conflits internes propres à l’Université. Fin des Golden sixties, contestation devenue systématique de la société en place par la jeunesse, contexte politique international troublé : Grèce « des colonels », guerre du Vietnam, Printemps de Prague ; le mouvement contestataire s’étend partout. En Belgique, le syndicalisme étudiant débouche lui aussi sur une remise en cause de la société bourgeoise. Le désir des étudiants de se voir associés à une gestion élargie de l’Université se fait de plus en plus pressant.

Le 13 mai 1968 a lieu la première manifestation d’envergure. Suite à une conférence de Mélina Mercouri sur le régime des colonels en Grèce, une assemblée libre composée d’étudiants et de quelques professeurs et assistants décide de rester dans l’auditoire Paul-Emile Janson où est amorcée la contestation des autorités. Il est sort un « Mouvement du 13 mai » patronné par l’Union étudiante syndicale et destiné à lutter contre l’esprit et les structures de l’« enseignement bourgeois ».
Le 17 mai, dans le but de sensibiliser l’opinion, un demi-millier d’étudiants envahit une nouvelle fois le Janson où devait avoir lieu la séance inaugurale des Journées médicales de Bruxelles, laquelle est annulée et fait place à une nouvelle assemblée libre.

Le 21 mai, environs 175 professeurs votent à leur tour une motion par laquelle ils ne reconnaissent plus l’autorité de Conseil d’Administration et demandent son remplacement par une instance démocratique élue par l’ensemble de la communauté universitaire. Une autre assemblée libre à laquelle sont conviés tous les corps de l’université est décidée pour le lendemain. Elle rassemble entre 1.200 et 1.500 personnes qui vont occuper la salle du Conseil de manière ininterrompue. Jour et nuit, l’assemblée libre occupe la totalité du bâtiment CRB (bâtiment A) qui abrite à l’époque les services de l’administration centrale et dont le Grand Hall est le cœur.  L’assemblée libre fait connaître ses positions à l’intérieur comme hors des murs de l’ULB.

Dès le 24 mai, les Cercles et deux-mille « modérés » provoque au Janson une assemblée qui propose une réforme du Conseil d’administration. Le 28 mai, le CA s’est rallié à l’idée d’une nécessaire réforme et d’une plus large représentativité, et décide de céder la place à un organe à la fois plus représentatif et élu de manière plus démocratique. Mais ces mesures sont prématurées et ne rencontrent pas de consensus large. Un vote plus tardif de réforme provisoire des statuts la nuit du 20 au 21 juin débloquera la situation. L’assemblée libre, victime alors de son propre fonctionnement et de son refus de toute structure, est en perte de vitesse. Il faudra tout de même une descente du Parquet pour mettre fin à leur occupation des locaux le 10 juillet. Le nouveau Conseil est élu le 20 novembre 1968. André Jaumotte remporte la majorité absolue au premier tour et est élu Recteur.

En 1968-1969 a lieu également l’acquisition de la Plaine des Manœuvres, qui règle la question des locaux pour la VUB. Par ailleurs, compte tenu des divergences communautaires à l’échelon national, la scission de l’ULB en deux universités parallèles est sérieusement étudiée. Les mois qui suivent sont donc consacrés à la révision des statuts, à la séparation complète des deux ailes linguistiques, à la préparation à l’implantation à la Plaine et à l’aménagement des programmes dans toutes les sections, en raison du changement dans le régime légal des études et des diplômes. Les statuts consacrent en 1970 la naissance d’une septième faculté : la Faculté des Sciences psychologiques et pédagogiques, qui prend la relève de l’École, jusqu’alors abritée par la Faculté de médecine. En 1971, une nouvelle loi sur les subsidiations des universités fait passer d’un système de subsidiation forfaitaire à des allocations distribuées en fonction d’un montant forfaitaire par étudiant.

Dans le domaine de la recherche a lieu une nouvelle multiplication des centres de recherche, souvent interdisciplinaires, et surtout en sciences humaines. Sur le plan gouvernemental, le désir de coordonner la politique scientifique aboutit en 1968 à la création d’un Ministère de la Politique Scientifique (organisé dès 1959). Enfin, suite aux reproches de rester isolée dans sa tour d’ivoire, l’université réalise un gros effort d’ouverture sur l’extérieur qui se traduit de diverses façons : journées portes ouvertes, ouverture à d’autres publics, enseignements de promotion sociale pour adultes, cycles courts de conférence pour le troisième âge, multiplication des passerelles avec l’enseignement supérieur non universitaire. »

Sources : Sonuma, Digithèque de l’ULB

2009 – Occupation du Chavanne

Le 27 avril 2009, des évènements inhabituels secouent le campus. Au fil de l’après-midi, le bruit se répand dans l’ensemble de l’Université que quelque chose se passe dans le bâtiment U. Petit à petit, ce sont des centaines d’étudiants qui se massent dans et autour du bâtiment.

Pour comprendre ce qu’il s’est passé ce jour-là, un retour en arrière s’impose. Le vendredi 24 avril, un groupe de personnes n’émettant aucune revendications en rapport avec l’université s’engouffre et se barricade dans l’aile D du bâtiment U. Afin d’éviter d’attiser les tensions, les autorités de l’ULB décident néanmoins de tenter de négocier plutôt que de recourir à la force.

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Le lundi suivant, le 27, il est constaté que les locaux des cercles CdS et Crom, situés au sous-sol du bâtiment, ont été fracturé et leurs caisses vidées. L’ACE demande alors aux autorités d’organiser une manifestation des étudiants devant les lieux, avec le soutien du Cercle du Libre Examen et du BEA. Rapidement, quelques échauffourées éclatent. Après de longues minutes, les occupants quittent finalement les lieux et se rendent vers le campus de la Plaine, escortés par la police.

Le groupe d’étudiants, parmi lesquels figuraient des Français et des Espagnols, entendait semble-t-il organiser sur le site de l’ULB un contre-sommet européen dirigé contre le processus de Bologne et la marchandisation de l’enseignement.

L’évènement ne fut fort heureusement pas de blessé, mais les dégâts furent considérables, entre de nombreux tags sur la façade de la bibliothèque des sciences-humains rénovée peu avant, et le saccage du Chavanne ainsi que des couloirs y menant. L’aile fut finalement entièrement rénovée quelque temps après ces évènements.

Vidéo amateur montrant l’expulsion des occupants par les étudiants

Reportage du JT de RTL-TVI du 27 avril 2009

Vidéo amateur de l’expulsion des occupants par les étudiants

Sources : Archives Le Soir, Archives RTL TVI, Archives RTBF, Archives ULB, Archives du CPS

1999 – Proclamation à l’ULB

S’il semble tout à fait naturel pour les étudiants d’aujourd’hui de recevoir les résultats des examens directement sur son smartphone au fur et à mesure des corrections, cela n’est néanmoins le cas que depuis très récemment. Jusqu’aux environs de 2010, selon les facultés, il était en effet nécessaire de se rendre physiquement sur le campus pour aller consulter les valves afin de savoir si l’on avait réussi ou non.

Des générations d’étudiants se sont ainsi succédées, se regroupant devant de longues listes, afin de découvrir leur sort. Il n’était pas rare de retrouver certains d’entre eux en larmes, qu’elles soient de joie ou de tristesse. Si dans la plupart des facultés les résultats étaient centralisés sur une seule valve, ce n’était pas toujours le cas. Ainsi, en polytech, par exemple, il fallait parfois réaliser tout un tour dans le bâtiment U pour découvrir, petit à petit, ses notes. Quelques fois, comme cela est encore le cas aujourd’hui, lorsque les cas étaient étaient discutables, il fallait attendre la proclamation pour savoir si l’on réussissait ou non.

Ce reportage de 1999 nous plonge dans l’une de ces proclamations. L’occasion de découvrir le bâtiment H tel qu’il était à l’époque -comment ça il n’a pas changé?-, mais aussi de se remémorer les tout premiers téléphones portables. La fin du reportage nous emmène quant à elle à un concert de Stella, post-examen, organisé dans le Janson.

Source: SONUMA