1928 – La Maison des Etudiants

En 1928, l’actuel bâtiment J est construit. Pourtant, comme on l’a vu dans un précédent article, l’auditoire Janson, dont il est aujourd’hui le hall d’entrée, ne sera construit que 30 ans plus tard.

En réalité, ce bâtiment, conçu par l’architecte Alexis Dumont, devait s’inscrire dans un plus vaste complexe. Comme le montre l’image ci-dissous, si ce bâtiment abritait la Maison des étudiants, un autre devait être construit à côté et être occupé par la Maison des étudiantes. Celle-ci aurait donc séjourné en lieu et place de l’actuel bâtiment H. Le tout devait donner un ensemble homogène, dans le même style architectural que le bâtiment A.

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Finalement, la réalité fut tout autre puisque ce fut le bâtiment que l’on connait actuellement qui fut construit et qui accueilli les étudiants masculins.

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Quelques années plus tard, la Cité Heger ayant été construite, répondant mieux aux besoins face à la hausse constante du nombre d’étudiants, c’est l’Institut Botanique qui s’installa dans les locaux.

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En 1958, finalement, il quitta les lieux et alla rejoindre la Villa Capouillet, qui devint alors le bâtiment B, aujourd’hui détruit. Le bâtiment devint lui le hall principal de l’auditoire Paul-Emile Janson fraichement construit.

A l’heure actuelle, le bâtiment occupe toujours cette fonction et se voit traversé par des centaines d’étudiants se rendant en cours chaque jour. Les salles se trouvant de part en d’autre de l’entrée sont quant à elles occupées par des salles informatique ainsi que par quelques bureaux de la faculté de Solvay. Si les caves furent quant à elle longtemps occupées par des Cercles étudiants, elles ne servent aujourd’hui plus que d’espaces de stockage.

397417_370849089681657_996721472_nLe bâtiment original et tel qu’il apparait aujourd’hui, avec l’auditoire Janson en arrière-plan

 

 

Sources : Iris Monument, Archives de l’ULB, En Bordeau et Bleu

1928 – Le futur Institut d’Etudes Européennes est érigé

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Pour de nombreuses personnes, l’ULB est limitée par les avenues Buyl, de Page, Jeanne et Roosevelt. Pourtant, plusieurs bâtiments se trouvent en dehors de ce carré. Citons, par exemple, la Cité des Courses, la Crèche ou encore le rectorat. Une autre construction, plutôt méconnue, se situe au 39-41 de l’Avenue Franklin Roosevelt. Elle abrite actuellement l’Institut d’Etudes Européennes et est composée de plusieurs salles de séminaire au rez-de-chaussée et de bureaux aux étages.

Ce bâtiment est en fait constitué de deux villas autrefois indépendantes, ce qui explique le double numéro du lieu. Elles furent construites en 1928 pour la première et 1929 pour la seconde.

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Jusqu’en 1964, c’est l’ambassade du Canada qui occupait les lieux. L’Université a profité du déménagement de celle-ci pour racheter le bâtiment afin d’y installer son nouvel Institut.

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Sur un plan architectural, voici ce qu’en dit Iris Monument:

Unifiées par un traitement de façade commun, les deux constructions sont complémentaires dans leur différence. 

Construction à façades intégralement crépies, de trois niveaux, le dernier partiellement traité en retrait, sous toit plat. Haut soubassement en pierre bleue, rachetant la déclivité entre l'avant et l'arrière du bâtiment. En façade avant, soubassement percé de deux portes de garage, aujourd'hui transformés en bureaux. 

Façade principale au caractère horizontal affirmé par des cordons et par des corniches largement débordantes. Comme souvent chez Blomme, un rythme ternaire est imprimé aux baies. Celles-ci sont à arc en plein cintreau r.d.ch. surélevé, à encadrement en creux, et rectangulaires aux étages, celles de gauche reprises dans un encadrement à arc en plein cintre. D'abord régulière sur cinq travées, l'élévation est ensuite devancée d'un avant-corps servant d'assise à une terrasse, suivi d'un pan de mur peu ajouré. Ce dernier est animé, sur l'angle, par une petite fenêtre à piédroitset meneau en colonnette torse. Façade latérale gauche abritant l'entrée de l'ancien no 39, sous auvent. Sa partie supérieure est traitée en un encorbellement reposant sur deux arcs en plein cintre. Les façades postérieures sont traitées de manière similaire, avec portes-fenêtres au r.d.ch., abritées par un auvent monumental soutenu par des piliers et servant d'assise à une terrasse à dés et fer forgéEntablement à motifs en losanges.
Châssis métalliques d'origine, certains doublés ultérieurement. Portes piétonnes métalliques conservées. Dés et grilles du jardinet en grande partie conservées. 

Jardins. À l'arrière, les jardins des deux propriétés ont conservé leur physionomie initiale. Leur délimitation est encore tangible. En déclivité, ils sont étagés par des murets. 

Dans le jardinet avant de l'ancien no 41, buste de Paul Janson, député libéral progressiste, anticlérical, ministre d'État, bâtonnier et père de Paul-Émile. En marbre blanc, sur un socle en pierre bleue, elle est due au sculpteur Égide Rombaux. D'abord installée rue Cardinal Mercier, puis place de l'Espagne.

Intérieur. Quoique abîmés par leur affectation en salles de cours, les deux intérieurs conservent en grande partie leur cohérence et leur décor initiaux. Leur plan s'organise chacun autour d'un patio central, à partir duquel un escalier s'élève latéralement vers les étages. Véritable cœur de la maison, chacun des patio est surmonté d'un lanterneau et animé d'arcades en plein cintreaveugles ou non. Les pièces de vie, à l'avant et à l'arrière, y débouchent via des portes métalliques largement vitrées. Le patio du no 39 a largement conservé son dallage, animé en son centre par un motif d'étoile reflétant celui du lanterneau ; autrefois prenait place, au centre, une petite fontaine. Les arcades du patio du no 41 présentent un caractère plus plastique. Son lanterneau est simplement rectangulaire. Le dallage a été remplacé.

Source: Iris Monument