2003 – Le Roi Albert II à l’ULB

Le 24 février 2003, le campus est en effervescence. Près de dix ans après sa dernière visite lors de laquelle il fut décoré du titre de Docteur Honoris Causa, le roi Albert II est de retour à l’ULB.

Voici ce qu’en dit l’Université à l’époque :

Le 27 février dernier, le roi a rendu visite à l'ULB. Accueilli par le recteur, le souverain a écouté durant la matinée une série d'exposés sur la formation tout au long de la vie (tutorat, formation permanente, CEPULB, Extension, UAE ) et s'est fait présenter par Jean-Claude Legros et Manuel Païva les travaux de recherche récents dans le domaine spatial.
Albert II a ensuite visité la Réserve précieuse de la Bibliothèque avant d'être invité à une réception où des étudiants lui ont remis une série de médailles de St V et lui ont chanté... le premier refrain du Semeur.
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7 janvier 2017 – Des horodateurs bientôt à la bibliothèque ?

Le problème des places en bibliothèque, et surtout des réservations de places pour d’autres personnes, revient de blocus en blocus. Pour y faire face, l’ULB envisage plusieurs solutions. Parmi celles-ci, l’installation d' »horodateurs ». Explications en vidéo !

Profitez en pour redécouvrir l’histoire des bibliothèques du Solbosch et revivre en images la construction de la bibliothèque des sciences humaines en 1994 !

Les bibliothèques du Solbosch

Le Solbosch abrite aujourd’hui trois bibliothèques : la bibliothèque de droit, située dans le bâtiment H (301 places), la bibliothèque des sciences humaines, dans les bâtiments A, NA et NB (2198 places) et la bibliothèque des sciences et techniques, dans le bâtiment D (99 places). Cela n’a cependant pas toujours été le cas.  D’une bibliothèque centrale à un système complexe de petits espaces avant de revenir vers un réseau plus centralisé, nous vous proposons dans cet article de revivre les grandes lignes de l’histoire des bibliothèques sur le campus du Solbosch.

On l’a vu dans un précédent article, l’histoire du Solbosch en tant que campus début au début des années 1920. Il fut décidé que le bâtiment principal, le A abriterait la bibliothèque, et que celle-ci connaitrait un système de libre-service, pour la première fois.

La première version de cette bibliothèque était située au premier étage et était constitué d’une grande salle de lecture, abritant 5000 ouvrages, d’une salle de périodique et d’une salle des professeurs. Le tout avait une capacité de 150 personnes. La salle de lecteur existe aujourd’hui encore dans un état quasiment similaire :

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En face de cette partie en libre accès se trouvait un comptoir de prêt et derrière celle-ci les réserves non accessibles au public, si ce n’est aux professeurs et assistants (ainsi qu’aux doctorants jusque 1933). Il s’agissait donc de l’ancêtre de l’actuel silot. Ces réserves occupaient une grande salle sur deux étages, devenue aujourd’hui le lieu de consultation des périodiques.

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Plan de la bibliothèque dans les années 20

Salle des périodiques, réserve des collections, salle de lecture et comptoir de prêt

Entre 1925 et 1939, les collections passent de 80 000 ouvrages à plus de 140.000. Quant aux périodiques, la Bibliothèque en suit, à la même période, près de 2000 à la même époque. En ce qui concerne le nombre de lecteurs, il passe de 769 en 1929 à 2215 dix ans plus tard.

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Salle de prêt dans les années 1950

Après la seconde guerre mondiale, la Bibliothèque commence à se trouver à l’étroit. Des restructurations ont donc lieu afin d’augmenter sa capacité de rangement. Dans les années 60, le problème devient très important, il n’y a plus de places pour les nouvelles acquisitions. De nombreux projets voient donc le jour : un déménagement de l’administration afin de libérer le rez-de-chaussée, des rangements sous le square Servais, la construction d’une nouvelle bibliothèque… Rien ne verra finalement le jour, et il fut décidé, en 1968, d’aménager les combles situés au-dessus de la salle de lecture pour y réaliser des salles de périodiques. Ces salles sont, aujourd’hui encore, existantes.

Parallèlement à cela s’est posée la question des bibliothèques annexes. En effet, certains ouvrages spécifiques étaient dispersés, notamment dans de nombreux laboratoires, et, vu les problèmes cités plus haut, il n’était pas question de les ramener à la Bibliothèque. C’est ainsi que, dès les années 50, des petits bibliothèques spécifiques virent le jour dans les bâtiments L et U.

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Bibliothèque de chimie dans le bâtiment U.

Dans les années suivantes, des bibliothèques spécifiques furent également créées en sciences humaines : une bibliothèque de droit et des bibliothèques rattachées à des instituts. Celles-ci prirent place dans d’autres ailes du bâtiment A ainsi que dans certaines maisons Avenue Buyl.

Une fois le bâtiment D construit, au milieu des années 60, il fut décidé d’y installer la bibliothèque des sciences et techniques, qui s’y trouve toujours aujourd’hui.

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En 1971, c’est l’Ecole de Commerce qui souhaita s’exiler afin de pouvoir développer ses collections. Elle décida donc d’installer sa propre bibliothèque dans le bâtiment J, ancienne maison des étudiants. Ces locaux sont, aujourd’hui, occupés par des salles informatiques. Quelque temps plus tard, c’est la Bibliothèque de droit qui déménagea pour s’installer dans le nouveau bâtiment H, qu’elle occupe toujours aujourd’hui.

Bibliothèque de l’Ecole de Commerce et Bibliothèque de droit, années 1970

A la même époque, de nombreuses petits bibliothèques de sciences déménagèrent vers le campus de la Plaine. Il fut d’ailleurs, un moment, question d’y construire une nouvelle bibliothèque centrale réunissant toutes les facultés de l’Université. Le projet ne vit finalement pas le jour. Il fut aussi question d’y transférer la bibliothèques des sciences et techniques afin d’y déménager la bibliothèque située dans le bâtiment A, mais cela ne fut pas réalisé.

La situation était donc la suivant au début des années 70 : une bibliothèque de droit dans le bâtiment H, une bibliothèque des sciences et techniques dans le bâtiment D, une bibliothèque du commerce dans le bâtiment J, une bibliothèque des sciences humaines dans le bâtiment A, et de nombreuses petites salles réparties sur l’ensemble du campus. Le tout à une époque où l’informatisation n’avait pas encore eu lieu (elle n’apparu qu’au milieu des années 1980) et où la gestion de tout cela était donc manuelle.

Au début des années 90, un projet plusieurs fois évoqué, on l’a vu, par le passé, refit surface : une bibliothèque centrale. La suite, on la connait : un nouveau grand bâtiment, le NB, qui réunit l’ensemble des sciences humaines (exception faite du droit). Les étages du bâtiment A conservent néanmoins leurs salles de lectures, accessibles désormais via des passages sous-terrains depuis la nouvelle grande bibliothèque.

Mais cela c’est une autre histoire. Pour la connaitre, cliquez ici !

Déménagement vers la nouvelle bibliothèque en 1994

En 2014, une dernière évolution a lieu : une signalétique commune est mise en place et permet d’identifier plus aisément les lieux où elles se trouvent.

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Source : DEVROEY Jean-Pierre, BROUWER Christian, eds., Bibliothèques, les bibliothèques de l’Université Libre de Bruxelles depuis sa création et la Nouvelle Bibliothèque des Sciences Humaines, Bruxelles : Bibliothèques de l’Université libre de Bruxelles, 1995.

Le bâtiment préféré des internautes

Vous avez été des centaines à participer à la deuxième édition de l’élection du plus beau bâtiment du Solbosch. Il y a deux ans, le trio de tête était composé du A, du K et du R42. Est-ce encore le cas cette année? Voici les résultats :

1. Le bâtiment A

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2. Le bâtiment NB

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3. Le bâtiment R42

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4. Le bâtiment R39/41

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5. Le bâtiment K

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6. Le bâtiment H

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7. Le bâtiment R52

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8. Le bâtiment NA

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9. Le bâtiment C

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10. Le bâtiment R17/19

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Les résultats détaillés :

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1994 – Construction de la nouvelle bibliothèque

En 1999, la RTBF consacrait un reportage à l’architecture de la bibliothèque des sciences humaines, dont nous vous racontions l’épopée dans un précédent article (cliquez ici).

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Nous avons, grâce à la SONUMA, retrouvé ce reportage et vous le proposons ici !

Plan du cinquième étage :

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Plan du deuxième étage, sous-terrain, à l’époque de l’ouverture de la bibliothèque:

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En bas à droite, le couloir menant vers le bâtiment A, anciennement l’unique bibliothèque. On remarque que la médiathèque, aujourd’hui située dans le bâtiment U, occupait une salle à l’époque. On observe également qu’un vestiaire existait sous l’escalier d’entrée.

L’occasion également de revenir, en photos, sur la construction du bâtiment :

Déménagement vers la nouvelle bibliothèque :

Finalement, à la rentrée, la nouvelle bibliothèque est inaugurée en présence de François Thys, rectrice de l’Université et de Hervé Hasquin, président du Conseil d’Administration.

1994 : Révolution sur le campus

1994 fut une année charnière pour le campus du Solbosch. Sous le « règne » d’Hervé Hasquin, il fut, en effet, décidé d’ériger une nouvelle bibliothèque, qui deviendra le lieu central de l’Université, de faire de l’Avenue Paul Héger, jusque là simple rue, une artère piétonne, de supprimer le terrain de football au profit d’un grand parking, et enfin, de restaurer tout l’extérieur du bâtiment de sociologie et de lui accoler un nouvel hall des inscriptions. Que de changements, donc, pour le campus !

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Afin de bien voir de quoi nous parlons, la vue aérienne ci-dessus de ce à quoi ressemblait le campus quelques années plus tôt.Même si la qualité de la photo n’est pas au rendez-vous, l’on voit bien que le campus avait un look assez différent, avec, notamment, le grand terrain de football.

1. L’Avenue Héger et la bibliothèque

Nous l’avons dit, l’Avenue Paul Heger était, jusqu’en 1994, une rue comme les autres. En réalité, cette a545060_259756504124250_547021935_nrtère avait peu à peu cédé sa place à un grand parking en plein air, comme le montre la photo ci-contre. L’ambition était dès lors de « privatiser » la rue et d’en faire un piétonnier (l’ULB était donc avant-gardiste !). Des barrières automatiques furent donc apposées aux extrémités de l’avenue et les voitures furent exclues de la zone. Le résultat est celui que nous connaissons aujourd’hui.

Mais ce n’était pas tout. Les bibliothèques se situaient à l’époque à divers endroits du548595_285216781578222_1792169012_n campus : dans le H, dans le S, dans le D, dans le A, etc. Il devenait urgent, compte tenu également du nombre croissant d’étudiants, de centraliser tout cela. C’est pour cette raison que fut prise la décision d’ériger, au centre de l’Avenue, la Nouvelle Bibliothèque des sciences humaines. Sa forme triangulaire (que certains prendront pour un signe maçonnique), et sa place, quelque peu débordante sur l’Avenue, lui permettront d’être vue de partout depuis le campus. Sur plus de 9 étages, elle possédait toute la modernité et la place nécessaire. Au rez-de-chaussée, une médiathèque verra même le jour (elle a, depuis, déménagé dans le bâtiment U). L’inauguration des lieux a pris place à la rentrée de septembre 1994, et ce fut un tel succès que plusieurs visites guidées ont du avoir lieu. Le problème de cette bibliothèque était qu’elle dépassait les limites du seul nouveau bâtiment NB. Un sous-terrain mène, en effet, vers une partie du bâtiment A, où sont désormais entreposés les périodiques. Ainsi, le Grand Hall, jusqu’alors Hall des inscriptions, a du céder sa place. Nous y reviendrons plus bas. Accolé à cette nouvelle bibliothèque, un nouveau bâtiment, dans le prolongement du A, fut construit, le NA. Il était destiné, entre autre, à recevoir certains services de la faculté de philosophie.

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Voici quelques photos de la construction de ces bâtiments:

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2. Le parking et le bâtiment S

En parallèle, nous le disions, d’autres grandes transformations ont eu lieu à l’autre bout du campus. Plusieurs problèmes se posèrent en effet. Il fallait, d’une part, reloger le service inscriptions, et, d’autre part, replacer toutes les voitures chassées de l’Avenue Heger. Le terrain de foot deviendrait donc un parking, et les espaces libérés dans le bâtiment S par le déménagement des bibliothèques (+ un hall moderne construit pour l’occasion) deviendraient le nouveau service inscriptions. Lors de ces travaux, la façade du bâtiment de sociologie a également été complètement modernisée.

Voici à quoi ressemblaient les lieux auparavant :

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Tout comme la nouvelle bibliothèque, le tout fut inauguré à la rentrée 1995.

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Les mêmes lieux aujourd’hui:

1994 fut donc une année exceptionnelle pour le campus du Solbosch. De nombreuses critiques furent d’ailleurs entendues à l’époque contre ces travaux, et notamment contre la construction d’un parking géant à ciel ouvert.

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Quoiqu’il en soit, c’est cette année que la campus a définitivement adopté le visage que l’on lui connait aujourd’hui. Depuis, aucune transformation majeure n’a eu lieu, si ce n’est la construction des bâtiments R42 et K ainsi que la destruction du bâtiment B.

Mais ça, c’est une autre histoire. On y reviendra.