2013-2020 – Remplacement des cabines haute tension du campus

Il s’agit sans doute de l’un des plus gros chantiers menés sur le campus depuis la construction des bâtiments K et R42. Pourtant, contrairement à ceux-ci, il passe quasiment inaperçu et ses conséquences ne seront pas visibles pour la plupart de gens. Il n’en reste pas moins impératif, onéreux et laborieux. Retour sur ce chantier long de sept ans qui est toujours en cours.

Tout commence au début des années 2000. Il est alors annoncé que Sibelga, gestionnaire du réseau de distribution d’électricité et de gaz, souhaite transférer les réseaux haute tension desservis en 5.200 volts vers le réseau global en 11.000 volts. Problème : le campus est desservit par trois cabines de tête en 5.200 volts, alimentant au total  un peu moins de vingt cabines réparties dans plusieurs bâtiments. La tâche était donc la suivante : remplacer l’ensemble des équipements non compatibles avec le réseau 11.000 volts (datant, pour les plupart, des années 50/60) d’ici 2021.

Cela n’est, on s’en doute, pas une mince affaire. Il ne suffit pas de changer les cabines elles-mêmes, mais il faut également changer de nombreux câbles les reliant entre elles, ce qui explique de nombreuses tranchées apparues ci ou là sur le campus ces dernières années. C’est l’atelier « Electricité » du service Exploitation Solbosch qui s’est chargé du dossier, et, après plusieurs années de préparation, le chantier proprement dit a débuté en 2013.

La première cabine remplacée fut celle du C. L’année suivante, ce fut au tour de celle du S. En 2015, le E1 fut concerné. En 2016, les cabines du D et du T1 furent changées.

La suite du programme prévoit le remplacement des cabines du U, du F1 et du H, le remplacement des transformateurs des cabines UC, NB et D31 .

Les cabines les plus récentes, telle que celle située dans le R42, , ne nécessitent quant à elles pas de changements majeurs, ayant été prévues pour fonctionner en 11.000 volts.

Le réseau devrait être totalement opérationnel en 2021.

Mise à jour :

Vous avez été nombreux à vous demander pourquoi l’Avenue Paul Héger avait été ouverte en cette rentrée de septembre. Il s’agissait de travaux dans le cadre du grand plan de changement des cabines haute tension du campus.

 

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Les bibliothèques du Solbosch

Le Solbosch abrite aujourd’hui trois bibliothèques : la bibliothèque de droit, située dans le bâtiment H (301 places), la bibliothèque des sciences humaines, dans les bâtiments A, NA et NB (2198 places) et la bibliothèque des sciences et techniques, dans le bâtiment D (99 places). Cela n’a cependant pas toujours été le cas.  D’une bibliothèque centrale à un système complexe de petits espaces avant de revenir vers un réseau plus centralisé, nous vous proposons dans cet article de revivre les grandes lignes de l’histoire des bibliothèques sur le campus du Solbosch.

On l’a vu dans un précédent article, l’histoire du Solbosch en tant que campus début au début des années 1920. Il fut décidé que le bâtiment principal, le A abriterait la bibliothèque, et que celle-ci connaitrait un système de libre-service, pour la première fois.

La première version de cette bibliothèque était située au premier étage et était constitué d’une grande salle de lecture, abritant 5000 ouvrages, d’une salle de périodique et d’une salle des professeurs. Le tout avait une capacité de 150 personnes. La salle de lecteur existe aujourd’hui encore dans un état quasiment similaire :

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En face de cette partie en libre accès se trouvait un comptoir de prêt et derrière celle-ci les réserves non accessibles au public, si ce n’est aux professeurs et assistants (ainsi qu’aux doctorants jusque 1933). Il s’agissait donc de l’ancêtre de l’actuel silot. Ces réserves occupaient une grande salle sur deux étages, devenue aujourd’hui le lieu de consultation des périodiques.

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Plan de la bibliothèque dans les années 20

Salle des périodiques, réserve des collections, salle de lecture et comptoir de prêt

Entre 1925 et 1939, les collections passent de 80 000 ouvrages à plus de 140.000. Quant aux périodiques, la Bibliothèque en suit, à la même période, près de 2000 à la même époque. En ce qui concerne le nombre de lecteurs, il passe de 769 en 1929 à 2215 dix ans plus tard.

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Salle de prêt dans les années 1950

Après la seconde guerre mondiale, la Bibliothèque commence à se trouver à l’étroit. Des restructurations ont donc lieu afin d’augmenter sa capacité de rangement. Dans les années 60, le problème devient très important, il n’y a plus de places pour les nouvelles acquisitions. De nombreux projets voient donc le jour : un déménagement de l’administration afin de libérer le rez-de-chaussée, des rangements sous le square Servais, la construction d’une nouvelle bibliothèque… Rien ne verra finalement le jour, et il fut décidé, en 1968, d’aménager les combles situés au-dessus de la salle de lecture pour y réaliser des salles de périodiques. Ces salles sont, aujourd’hui encore, existantes.

Parallèlement à cela s’est posée la question des bibliothèques annexes. En effet, certains ouvrages spécifiques étaient dispersés, notamment dans de nombreux laboratoires, et, vu les problèmes cités plus haut, il n’était pas question de les ramener à la Bibliothèque. C’est ainsi que, dès les années 50, des petits bibliothèques spécifiques virent le jour dans les bâtiments L et U.

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Bibliothèque de chimie dans le bâtiment U.

Dans les années suivantes, des bibliothèques spécifiques furent également créées en sciences humaines : une bibliothèque de droit et des bibliothèques rattachées à des instituts. Celles-ci prirent place dans d’autres ailes du bâtiment A ainsi que dans certaines maisons Avenue Buyl.

Une fois le bâtiment D construit, au milieu des années 60, il fut décidé d’y installer la bibliothèque des sciences et techniques, qui s’y trouve toujours aujourd’hui.

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En 1971, c’est l’Ecole de Commerce qui souhaita s’exiler afin de pouvoir développer ses collections. Elle décida donc d’installer sa propre bibliothèque dans le bâtiment J, ancienne maison des étudiants. Ces locaux sont, aujourd’hui, occupés par des salles informatiques. Quelque temps plus tard, c’est la Bibliothèque de droit qui déménagea pour s’installer dans le nouveau bâtiment H, qu’elle occupe toujours aujourd’hui.

Bibliothèque de l’Ecole de Commerce et Bibliothèque de droit, années 1970

A la même époque, de nombreuses petits bibliothèques de sciences déménagèrent vers le campus de la Plaine. Il fut d’ailleurs, un moment, question d’y construire une nouvelle bibliothèque centrale réunissant toutes les facultés de l’Université. Le projet ne vit finalement pas le jour. Il fut aussi question d’y transférer la bibliothèques des sciences et techniques afin d’y déménager la bibliothèque située dans le bâtiment A, mais cela ne fut pas réalisé.

La situation était donc la suivant au début des années 70 : une bibliothèque de droit dans le bâtiment H, une bibliothèque des sciences et techniques dans le bâtiment D, une bibliothèque du commerce dans le bâtiment J, une bibliothèque des sciences humaines dans le bâtiment A, et de nombreuses petites salles réparties sur l’ensemble du campus. Le tout à une époque où l’informatisation n’avait pas encore eu lieu (elle n’apparu qu’au milieu des années 1980) et où la gestion de tout cela était donc manuelle.

Au début des années 90, un projet plusieurs fois évoqué, on l’a vu, par le passé, refit surface : une bibliothèque centrale. La suite, on la connait : un nouveau grand bâtiment, le NB, qui réunit l’ensemble des sciences humaines (exception faite du droit). Les étages du bâtiment A conservent néanmoins leurs salles de lectures, accessibles désormais via des passages sous-terrains depuis la nouvelle grande bibliothèque.

Mais cela c’est une autre histoire. Pour la connaitre, cliquez ici !

Déménagement vers la nouvelle bibliothèque en 1994

En 2014, une dernière évolution a lieu : une signalétique commune est mise en place et permet d’identifier plus aisément les lieux où elles se trouvent.

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Source : DEVROEY Jean-Pierre, BROUWER Christian, eds., Bibliothèques, les bibliothèques de l’Université Libre de Bruxelles depuis sa création et la Nouvelle Bibliothèque des Sciences Humaines, Bruxelles : Bibliothèques de l’Université libre de Bruxelles, 1995.

1959 – Conception du bâtiment D

Il est l’un des bâtiments emblématiques du campus du Solbosch de par son emplacement et sa hauteur. Construit dès 1959 à l’angle des avenues Buyl et Depage, ce bâtiment abrite aujourd’hui principalement les services de psychologie, de géographie et d’information et communication, ainsi que la bibliothèque des sciences techniques.

S’il a globalement peu évolué depuis sa construction, son rez-de-chaussée a néanmoins été remis à neuf dans le courant des années 2000 avec la rénovation du hall principal et des deux auditoires.

La spécificité de ce bâtiment est la coupole astronomique qui retrouve à son sommet et qui permet au grand public de découvrir, lors d’évènements organisés régulièrement, les ficelles de l’astronomie (plus d’infos en cliquant ici).

Lors d’un précédent article, nous vous présentions quelques photos des combles du bâtiment. Vous pouvez ici retrouver le système des ascenseurs ainsi qu’une vue du toit:

Pour plus de détails, voici ce que dit du bâtiment le site Iris Monument:

Partagé entre les communes de Bruxelles et d'Ixelles, formant l'angle entre les avenues Antoine Depage et Adolphe Buyl, bâtiment de style international conçu en 1959 par l'architecte Pierre GUILLISSEN. 

Construit sur puits perdus (sous-sol en sable bruxellien, troué d'anciennes galeries d'exploitation de pierre de sable). D'une longueur de 85 mètres sur 19 mètres de largeur, bâtiment comprenant dix niveaux côté Depage, le dernier en retrait, et six côté Buyl.

Façade en mur-rideau, aux niveaux soulignés par des bandeaux en béton lavé. Châssis en aluminium fixes avec ouvrant en imposte, sur allèges en panneaux sandwichs. Au rez-de-chaussée, long auvent métallique abritant l'entrée. Ossature en béton armé, constituée d'une rangée de colonnes centrales et de colonnettes de façade, visibles au rez-de-chaussée. Pignon bardé de schiste clivé naturel.

Intérieur. Distribution verticale assurée par trois ascenseurs doublés d'un escalier enclos dans un avant-corps en façade arrière. 
Rez-de-chaussée ayant fait l'objet d'un traitement décoratif particulier par rapport aux étages. À gauche, bibliothèque. À droite, vaste hall bardé de bois, au plafond en caissons, donnant sur deux petits auditoires à mobilier caractéristique intégré. 
Aux étages, cloisons intérieures démontables avec surface en vinyle. 
Sol en dalles de granit de porphyre.

Source: Iris Monument

2012 : Promenade dans les « coulisses » de l’ULB

En 2012, grâce à quelques membres du personnel que je remercie encore, j’ai eu l’occasion de découvrir certains coins insolites de l’Université. En voici quelques photos.

La balade commence par la chaufferie centrale du campus, située sous la fameuse grande cheminée de briques.

Complètement rénovée peu avant la visite, celle-ci offre de la chaleur à tout le campus en n’ayant plus besoin de la grande cheminée.

Nous avons ensuite pris la direction du bâtiment D, dont vous pouvez voir sur la première photo le moteur des ascenseurs, puis, sur les autres, quelques vues du toit.

La fameuse coupole située au sommet du bâtiment:

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Quelques systèmes d’ascenseurs du bâtiment U, pour le moins plus anciens que ceux du D !

Quelques vues des toits du U. Vous pouvez remarquer la façade du F1 en rénovation.

Nous sommes ensuite monté dans le campanile (le fameux clocher) du bâtiment A:

Nous nous sommes également rendu sous le Janson:

Petit tour ensuite par les cabine électriques situées sous le bâtiment C. Elles étaient alors en cours de remplacement.

Remplacement qui permettra de passer des installations à gauches à celles à droites:

En quelques années, c’est l’ensemble de ces cabines qui seront remplacées sur le campus..

Nous avons enfin terminé par les sous-terrains du bâtiment U. Un manque de batterie a empêché la prise de photos… Heureusement, le site Tchorski en propose quelques unes :

 Mise à jour :

Voici quelques nouvelles photos de 2016 prises dans les faux plafonds de l’auditoire Janson. On peut y voir les fameux câbles qui tiennent la structure. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre dossier spécial Janson !