2011 – Bug aux inscriptions de l’ULB

Si les inscriptions à l’ULB se passent désormais en ligne, cela n’a pas toujours été le cas. Il y a quelques années, il était, en effet, nécessaire de se rendre à l’Université afin d’y être officiellement étudiant.

En 2011, un nouveau système informatique a été mis en place. Celui-ci s’est cependant montré plus capricieux que prévu, ce qui a mené à des files de plusieurs heures s’étalant sur plusieurs dizaines de mètres pour les étudiants désireux de s’inscrire.

dsc01424.jpg

Finalement, tout s’est bien terminé et chacun a pu s’inscrire en temps et en heure. Il reste de cet évènement des images impressionnantes appartenant au passé. Il suffit, en effet, de désormais quelques clics pour être inscrit à l’Université.

Sources: Le Soir et La Pige

1963 : Bâtiment S

Le projet de grand bâtiment bordant l’Avenue Jeanne remonte à 1959, comme le montre ce schéma de l’époque:

487352_264199213679979_1034900493_n-4

« Robert Puttemans a marqué durablement le campus par la conception de l’Institut de Sociologie , qu’un rhabillage malheureux en 1993 a en grande partie dénaturé. En retrait et en biais par rapport à l’avenue Jeanne, les treize étages de cet immeuble particulièrement peu profond profitent d’une implantation audacieuse par rapport au dénivelé initial du terrain. Le bâtiment se signale par un extraordinaire auvent en béton armé, composé de quatre paraboloïdes hyperboliques, dont les piles se miraient dans deux miroirs d’eau, aujourd’hui supprimés, et qui marque l’interaction caractéristique de ce temps entre l’art de l’architecte et les possibilités du génie civil. » C’est ainsi que Iris Monument décrit ce bâtiment construit à partir de 1963.

10376192_503883659711532_4610139461906601673_n

10336680_501954133237818_6342972587831136837_n

projects_60_batiment_sociologie

La spécificité de ce bâtiment est sans conteste son auvent, monumental, long de 12 mètres:

13095897_773986679367894_4107072007802317434_n

En 1993, le bâtiment est entièrement remis à neuf, que ce soit sa façade, ou le hall des inscriptions qui y est greffé. Voyez l’article sur ce sujet en cliquant ici.

En 2016, c’est au tour des toitures d’être restaurées:

Pour terminer, voici l’évolution du bâtiment entre 1963 et aujourd’hui:

10410270_566756903424207_8294357770781220467_n

1994 : Révolution sur le campus

1994 fut une année charnière pour le campus du Solbosch. Sous le « règne » d’Hervé Hasquin, il fut, en effet, décidé d’ériger une nouvelle bibliothèque, qui deviendra le lieu central de l’Université, de faire de l’Avenue Paul Héger, jusque là simple rue, une artère piétonne, de supprimer le terrain de football au profit d’un grand parking, et enfin, de restaurer tout l’extérieur du bâtiment de sociologie et de lui accoler un nouvel hall des inscriptions. Que de changements, donc, pour le campus !

10421400_562518460514718_6420846706509651931_n

Afin de bien voir de quoi nous parlons, la vue aérienne ci-dessus de ce à quoi ressemblait le campus quelques années plus tôt.Même si la qualité de la photo n’est pas au rendez-vous, l’on voit bien que le campus avait un look assez différent, avec, notamment, le grand terrain de football.

1. L’Avenue Héger et la bibliothèque

Nous l’avons dit, l’Avenue Paul Heger était, jusqu’en 1994, une rue comme les autres. En réalité, cette a545060_259756504124250_547021935_nrtère avait peu à peu cédé sa place à un grand parking en plein air, comme le montre la photo ci-contre. L’ambition était dès lors de « privatiser » la rue et d’en faire un piétonnier (l’ULB était donc avant-gardiste !). Des barrières automatiques furent donc apposées aux extrémités de l’avenue et les voitures furent exclues de la zone. Le résultat est celui que nous connaissons aujourd’hui.

Mais ce n’était pas tout. Les bibliothèques se situaient à l’époque à divers endroits du548595_285216781578222_1792169012_n campus : dans le H, dans le S, dans le D, dans le A, etc. Il devenait urgent, compte tenu également du nombre croissant d’étudiants, de centraliser tout cela. C’est pour cette raison que fut prise la décision d’ériger, au centre de l’Avenue, la Nouvelle Bibliothèque des sciences humaines. Sa forme triangulaire (que certains prendront pour un signe maçonnique), et sa place, quelque peu débordante sur l’Avenue, lui permettront d’être vue de partout depuis le campus. Sur plus de 9 étages, elle possédait toute la modernité et la place nécessaire. Au rez-de-chaussée, une médiathèque verra même le jour (elle a, depuis, déménagé dans le bâtiment U). L’inauguration des lieux a pris place à la rentrée de septembre 1994, et ce fut un tel succès que plusieurs visites guidées ont du avoir lieu. Le problème de cette bibliothèque était qu’elle dépassait les limites du seul nouveau bâtiment NB. Un sous-terrain mène, en effet, vers une partie du bâtiment A, où sont désormais entreposés les périodiques. Ainsi, le Grand Hall, jusqu’alors Hall des inscriptions, a du céder sa place. Nous y reviendrons plus bas. Accolé à cette nouvelle bibliothèque, un nouveau bâtiment, dans le prolongement du A, fut construit, le NA. Il était destiné, entre autre, à recevoir certains services de la faculté de philosophie.

Capture d’écran 2016-05-19 à 17.37.18

Voici quelques photos de la construction de ces bâtiments:

Capture d’écran 2016-05-19 à 17.36.52

2. Le parking et le bâtiment S

En parallèle, nous le disions, d’autres grandes transformations ont eu lieu à l’autre bout du campus. Plusieurs problèmes se posèrent en effet. Il fallait, d’une part, reloger le service inscriptions, et, d’autre part, replacer toutes les voitures chassées de l’Avenue Heger. Le terrain de foot deviendrait donc un parking, et les espaces libérés dans le bâtiment S par le déménagement des bibliothèques (+ un hall moderne construit pour l’occasion) deviendraient le nouveau service inscriptions. Lors de ces travaux, la façade du bâtiment de sociologie a également été complètement modernisée.

Voici à quoi ressemblaient les lieux auparavant :

10336680_501954133237818_6342972587831136837_n

Tout comme la nouvelle bibliothèque, le tout fut inauguré à la rentrée 1995.

capture-decran-2016-12-27-a-13-05-40

Les mêmes lieux aujourd’hui:

1994 fut donc une année exceptionnelle pour le campus du Solbosch. De nombreuses critiques furent d’ailleurs entendues à l’époque contre ces travaux, et notamment contre la construction d’un parking géant à ciel ouvert.

S2

Quoiqu’il en soit, c’est cette année que la campus a définitivement adopté le visage que l’on lui connait aujourd’hui. Depuis, aucune transformation majeure n’a eu lieu, si ce n’est la construction des bâtiments R42 et K ainsi que la destruction du bâtiment B.

Mais ça, c’est une autre histoire. On y reviendra.