2017 – Décoration des portes

En cette année 2016-2017, l’ULB est, plus que jamais, engagée. Parmi les nombreuses formes que prennent cette engagement, une nouvelle initiative a été prise : décorer les portes de certains auditoires afin d’informer leurs occupants de l’histoire des hommes et femmes dont ils portent le nom…

Exemple ici avec le Janson et le Ferrer… Si vous en apercevez d’autres, contactez-nous pour partager vos photos !

2008 – Décorations de Noël sur le campus

Depuis 2008, le Service Electrique du Solbosch propose chaque année son sapin de Noël à la communauté universitaire.

Dans un premier temps, un grand sapin naturel d’une quinzaine de mètres de haut était décoré et éclairé à proximité des PUB.

Il a ensuite été décidé d’installer un sapin plus petit dans le hall du bâtiment F1, lieu de passage central de l’université. En parallèle, des décorations ont été installées à quelques endroits clefs du campus : bibliothèque, toit du bâtiment V, etc.

 

2009 – « Dans les caves du Janson… »

« Et dans les caves du Janson, tous les sales bleus nous les tondons », raconte le cri du Cercle de Droit. Bien étrange pour les étudiants actuels, ne connaissant du Cercle que son préfabriqué sur le parking Janson. Pourtant, cela ne vient pas de nulle part.

Jusqu’à une époque pas si lointaine, les Cercle étudiants étaient dispersés un peu partout sur le campus : maisons Avenue Buyl, maisons Avenue Jeanne, préfabriqués à la place de l’actuel parking vélo, locaux dans divers bâtiments, etc. Parmi tous ceux-ci, le Cercle de Droit et le Cercle Solvay occupaient plusieurs locaux situés sous l’auditoire Janson.

Peu à peu, il a été décidé de rassembler tous les Cercles en un lieu unique. C’est ainsi que sont apparus les préfabriqués que l’on connait aujourd’hui sur le parking. Les deux Cercles occupant es caves du Janson ont mis un certain temps avant d’être contraint de déménager. C’est finalement en 2009, à l’occasion de la construction du bâtiment R42, qu’il a été décidé d’évacuer ces caves. Le CIEE, qui occupait une partie des lieux, perdit une bonne partie de sa surface, alors que les Cercles régionaux durent déménager dans l’ancien Cercle de Sciences Economiques, qui fusionna quant à lui avec le Cercle Solvay.

A l’heure actuelle, sur le Solbosch, seuls les Cercles Polytechnique et des Sciences (nous parlons ici uniquement de cercles folkloriques) sont encore installés dans un bâtiment.

Depuis, les locaux des caves du Janson n’ont pas bougés. Ils sont, peu à peu, devenus un grand débarras, mais les fresques, les machines à boissons, les bancs, etc. sont encore en place.

Voici quelques photos prises fin 2012 dans l’ancien Cercle de Droit.

2013-2020 – Remplacement des cabines haute tension du campus

Il s’agit sans doute de l’un des plus gros chantiers menés sur le campus depuis la construction des bâtiments K et R42. Pourtant, contrairement à ceux-ci, il passe quasiment inaperçu et ses conséquences ne seront pas visibles pour la plupart de gens. Il n’en reste pas moins impératif, onéreux et laborieux. Retour sur ce chantier long de sept ans qui est toujours en cours.

Tout commence au début des années 2000. Il est alors annoncé que Sibelga, gestionnaire du réseau de distribution d’électricité et de gaz, souhaite transférer les réseaux haute tension desservis en 5.200 volts vers le réseau global en 11.000 volts. Problème : le campus est desservit par trois cabines de tête en 5.200 volts, alimentant au total  un peu moins de vingt cabines réparties dans plusieurs bâtiments. La tâche était donc la suivante : remplacer l’ensemble des équipements non compatibles avec le réseau 11.000 volts (datant, pour les plupart, des années 50/60) d’ici 2021.

Cela n’est, on s’en doute, pas une mince affaire. Il ne suffit pas de changer les cabines elles-mêmes, mais il faut également changer de nombreux câbles les reliant entre elles, ce qui explique de nombreuses tranchées apparues ci ou là sur le campus ces dernières années. C’est l’atelier « Electricité » du service Exploitation Solbosch qui s’est chargé du dossier, et, après plusieurs années de préparation, le chantier proprement dit a débuté en 2013.

La première cabine remplacée fut celle du C. L’année suivante, ce fut au tour de celle du S. En 2015, le E1 fut concerné. En 2016, les cabines du D et du T1 furent changées.

La suite du programme prévoit le remplacement des cabines du U, du F1 et du H, le remplacement des transformateurs des cabines UC, NB et D31 .

Les cabines les plus récentes, telle que celle située dans le R42, , ne nécessitent quant à elles pas de changements majeurs, ayant été prévues pour fonctionner en 11.000 volts.

Le réseau devrait être totalement opérationnel en 2021.

Les bibliothèques du Solbosch

Le Solbosch abrite aujourd’hui trois bibliothèques : la bibliothèque de droit, située dans le bâtiment H (301 places), la bibliothèque des sciences humaines, dans les bâtiments A, NA et NB (2198 places) et la bibliothèque des sciences et techniques, dans le bâtiment D (99 places). Cela n’a cependant pas toujours été le cas.  D’une bibliothèque centrale à un système complexe de petits espaces avant de revenir vers un réseau plus centralisé, nous vous proposons dans cet article de revivre les grandes lignes de l’histoire des bibliothèques sur le campus du Solbosch.

On l’a vu dans un précédent article, l’histoire du Solbosch en tant que campus début au début des années 1920. Il fut décidé que le bâtiment principal, le A abriterait la bibliothèque, et que celle-ci connaitrait un système de libre-service, pour la première fois.

La première version de cette bibliothèque était située au premier étage et était constitué d’une grande salle de lecture, abritant 5000 ouvrages, d’une salle de périodique et d’une salle des professeurs. Le tout avait une capacité de 150 personnes. La salle de lecteur existe aujourd’hui encore dans un état quasiment similaire :

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En face de cette partie en libre accès se trouvait un comptoir de prêt et derrière celle-ci les réserves non accessibles au public, si ce n’est aux professeurs et assistants (ainsi qu’aux doctorants jusque 1933). Il s’agissait donc de l’ancêtre de l’actuel silot. Ces réserves occupaient une grande salle sur deux étages, devenue aujourd’hui le lieu de consultation des périodiques.

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Plan de la bibliothèque dans les années 20

Salle des périodiques, réserve des collections, salle de lecture et comptoir de prêt

Entre 1925 et 1939, les collections passent de 80 000 ouvrages à plus de 140.000. Quant aux périodiques, la Bibliothèque en suit, à la même période, près de 2000 à la même époque. En ce qui concerne le nombre de lecteurs, il passe de 769 en 1929 à 2215 dix ans plus tard.

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Salle de prêt dans les années 1950

Après la seconde guerre mondiale, la Bibliothèque commence à se trouver à l’étroit. Des restructurations ont donc lieu afin d’augmenter sa capacité de rangement. Dans les années 60, le problème devient très important, il n’y a plus de places pour les nouvelles acquisitions. De nombreux projets voient donc le jour : un déménagement de l’administration afin de libérer le rez-de-chaussée, des rangements sous le square Servais, la construction d’une nouvelle bibliothèque… Rien ne verra finalement le jour, et il fut décidé, en 1968, d’aménager les combles situés au-dessus de la salle de lecture pour y réaliser des salles de périodiques. Ces salles sont, aujourd’hui encore, existantes.

Parallèlement à cela s’est posée la question des bibliothèques annexes. En effet, certains ouvrages spécifiques étaient dispersés, notamment dans de nombreux laboratoires, et, vu les problèmes cités plus haut, il n’était pas question de les ramener à la Bibliothèque. C’est ainsi que, dès les années 50, des petits bibliothèques spécifiques virent le jour dans les bâtiments L et U.

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Bibliothèque de chimie dans le bâtiment U.

Dans les années suivantes, des bibliothèques spécifiques furent également créées en sciences humaines : une bibliothèque de droit et des bibliothèques rattachées à des instituts. Celles-ci prirent place dans d’autres ailes du bâtiment A ainsi que dans certaines maisons Avenue Buyl.

Une fois le bâtiment D construit, au milieu des années 60, il fut décidé d’y installer la bibliothèque des sciences et techniques, qui s’y trouve toujours aujourd’hui.

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En 1971, c’est l’Ecole de Commerce qui souhaita s’exiler afin de pouvoir développer ses collections. Elle décida donc d’installer sa propre bibliothèque dans le bâtiment J, ancienne maison des étudiants. Ces locaux sont, aujourd’hui, occupés par des salles informatiques. Quelque temps plus tard, c’est la Bibliothèque de droit qui déménagea pour s’installer dans le nouveau bâtiment H, qu’elle occupe toujours aujourd’hui.

Bibliothèque de l’Ecole de Commerce et Bibliothèque de droit, années 1970

A la même époque, de nombreuses petits bibliothèques de sciences déménagèrent vers le campus de la Plaine. Il fut d’ailleurs, un moment, question d’y construire une nouvelle bibliothèque centrale réunissant toutes les facultés de l’Université. Le projet ne vit finalement pas le jour. Il fut aussi question d’y transférer la bibliothèques des sciences et techniques afin d’y déménager la bibliothèque située dans le bâtiment A, mais cela ne fut pas réalisé.

La situation était donc la suivant au début des années 70 : une bibliothèque de droit dans le bâtiment H, une bibliothèque des sciences et techniques dans le bâtiment D, une bibliothèque du commerce dans le bâtiment J, une bibliothèque des sciences humaines dans le bâtiment A, et de nombreuses petites salles réparties sur l’ensemble du campus. Le tout à une époque où l’informatisation n’avait pas encore eu lieu (elle n’apparu qu’au milieu des années 1980) et où la gestion de tout cela était donc manuelle.

Au début des années 90, un projet plusieurs fois évoqué, on l’a vu, par le passé, refit surface : une bibliothèque centrale. La suite, on la connait : un nouveau grand bâtiment, le NB, qui réunit l’ensemble des sciences humaines (exception faite du droit). Les étages du bâtiment A conservent néanmoins leurs salles de lectures, accessibles désormais via des passages sous-terrains depuis la nouvelle grande bibliothèque.

Mais cela c’est une autre histoire. Pour la connaitre, cliquez ici !

Déménagement vers la nouvelle bibliothèque en 1994

En 2014, une dernière évolution a lieu : une signalétique commune est mise en place et permet d’identifier plus aisément les lieux où elles se trouvent.

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Source : DEVROEY Jean-Pierre, BROUWER Christian, eds., Bibliothèques, les bibliothèques de l’Université Libre de Bruxelles depuis sa création et la Nouvelle Bibliothèque des Sciences Humaines, Bruxelles : Bibliothèques de l’Université libre de Bruxelles, 1995.

1960 – Le bâtiment AZ

Le bâtiment A fut construit entre 1924 et 1928, avec ses deux corps latéraux abritant autrefois respectivement la faculté de Droit et celle de Philosophie et Lettres et articulés chacun autour d’une cour centrale.

Une trentaine d’années plus tard, une annexe fut construite à l’angle des avenues Depage et Roosevelt, dans un style très similaire au reste du bâtiment, à tel point que peu savent aujourd’hui que cette partie de l’édifice n’est pas d’origine. Certains services de la faculté de Lettre y sont aujourd’hui logés.

Une vision du campus du futur

Nous avons, à travers ce blog, vu à quel point le campus s’était métamorphosé au cours des décennies en presque 100 ans d’existence. La question qui se pose est : à quoi pourra bien ressembler le Solbosch du futur ? De nouveaux bâtiments seront-ils construits ? Après la Villa Capouillet, et bientôt, celle de maisons Avenue Buyl, quels bâtiments disparaitront dans les prochaines années ? Si nous ne pouvons répondre à cette question, un groupe d’étudiants en troisième année d’architecture nous ont présenté leur vision de l’avenir.

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Vue imaginée de l’Avenue Buyl

Pour ce projet, l’accent a été mis sur deux points : agrandissement de l’offre de logement, et centralisation de la partie administrative de l’université.

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Comme le montre cette vue générale, l’ensemble des maisons Buyl ainsi que des bâtiments préfabriqués (P1 à P4) ont été supprimées, de même que le bâtiment V (actuels PUB) et 105 (actuel bâtiment d’ULB Sports).

A la place des premiers est érigé un grand bâtiment contenant de nombreuses chambres, et à la place des seconds est construit un bâtiment contenant l’administration de l’université.

Il s’agit bien sûr d’une vision totalement imaginaire, mais elle permet d’entrevoir une des nombreuses possibilités d’évolution pour le campus du Solbosch.

 

Merci à Büsra pour les photos et informations sur le projet.

1984 – Le monument des Amis Philanthropes

En 1984, l’Université fête ses 150 ans. A cette occasion, la Loge des Amis Philanthropes a décidé de lui offrir ce fameux monument qui borde toujours aujourd’hui l’Avenue Roosevelt.

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En 2010, suite à la construction du R42, bâtiment de Solvay, celle-ci a dû être déplacée de quelques dizaines de mètres pour rejoindre son emplacement actuel, face à l’entrée de l’auditoire Paul-Emile Janson.

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Ayant choisi de ne pas parler de folklore sur ce blog, les sites En Bordeaux et Bleu et Que Vive la Guindaille proposant déjà une excellente documentation sur le sujet, nous n’avons pas encore abordé la Saint-Verhaegen. Cependant, traitant du 20 novembre 1984 dans cet article, nous allons vous raconter une anecdote s’étant déroulée cette année là.

Tout commence quelques jours plus tôt, quand le monument à la mémoire de Ferrer, récemment installé sur l’Avenue Roosevelt, se retrouve vêtu d’un drap blanc. Evénement somme toute assez banal sur le Solbosch, mais pourtant la presse s’en empare :

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Quelques jours plus tard, la presse semble avoir trouvé un élément d’explication et le partage :

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1971 – Le bâtiment H

Durant de nombreuses années, la question du logement a posé problème sur le campus du Solbosch. Comme nous vous le racontions dans un précédent article, il fut un temps imaginé de prolonger le bâtiment F1, la Cité Héger, jusqu’à front de l’Avenue Roosevelt. Ce projet fut finalement abandonné au profit de la construction d’une nouvelle cité Avenue des Courses.

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L’idée d’implanter un bâtiment entre la Cité et l’Avenue Roosevelt ne fut pas abandonnée pour longtemps. En effet, avec l’essor des sciences humaines, il devint rapidement nécessaire de leur accorder de nouveaux locaux.

C’est dans ce contexte que l’on confia à Marcel Lambrichs la tâche de réaliser un bâtiment provisoire afin de loger les facultés de sciences humaines : sciences politiques, sociales, économiques, mais aussi droit et journalisme. La construction débuta en 1968 et le bâtiment fut inauguré en 1971.

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Photo des évènements du printemps 1970. En arrière plan, le H en construction

Le bâtiment, au style volontairement épuré pour appuyer son aspect provisoire, devait, à l’origine, durer vingt ans.

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Finalement, le bâtiment accueille depuis 45 ans des générations entières d’étudiants de l’université. Son histoire fit particulièrement marquée par les deux attentats de 1988 et 1989, durant lesquelles plusieurs auditoires furent détruits.

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Le bâtiment accueille, à l’heure actuelle, outre plusieurs grands auditoires, de nombreux bureaux (facultés de Droit et Solvay Brussels School, ainsi qu’une partie de la nouvelle faculté de Philosophie et Sciences Sociales) ainsi que la bibliothèque de droit.

1965 – La Cité des Courses

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Au début des années 60, la problématique du logement est importante à l’université. Les 400 places de la cité Heger ne suffisent plus. Comme nous l’avons vu dans un précédent article, il est, un temps, question de prolonger cette cité et d’y construire trois grandes tours. Ce projet, heureusement diront certains, ne verra finalement pas le jour.

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En 1964, une aubaine se présente : un terrain de 35 mètres de long est mis en vente à deux pas du campus, Avenue des Courses. La première pierre de la cité est posée à peine quatre mois plus tard, le premier octobre 1964.

La Cité sera réservée aux filles, et bénéficiera d’un confort inhabituel pour l’époque : eau à chaque étage, salles de douches individuelles, salles de télévision, etc. Il faudra attendre 1975 pour que les garçons soient eux aussi acceptés.

A peine un an après le début de sa construction, la Cité est inaugurée le 26 octobre 1965. Rapidement, le manque de lits se fait à nouveau sentir sur le campus. C’est cela qui poussera bientôt l’université à construire de nouveaux logements, notamment sur l’Avenue Depage et sur le campus de la Plaine.

En 2013, la résidence est entièrement rénovée, intérieur et extérieur. Elle rouvre alors sous le nom de Résidence Nelson Mandela.

Le site Que Vive La Guindaille a retrouvé un petit fascicule réalisé à l’époque de l’inauguration de la Cité. Nous le reproduisons ici afin de vous permettre un petit tour du propriétaire comme si vous y étiez, il y a près de cinquante ans.

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Source : Que Vive La Guindaille; Gillet, J-P., Les sept fontaines de la sagesse, Les épreonniers, Bruxelles, 1992